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Encore très reconnaissant envers l’hôpital pour enfants malades

Rédigé par Amanda Tucker
Oct 27, 2011 09:08
Publié dans: Réflexions

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Chaque année, lorsque nous planifions notre participation au salon Consac, nous tentons d’injecter un peu de plaisir et d’enthousiasme dans l’événement. Cette année, quelqu’un a eu l’idée de tenir une vente aux enchères et de verser les fonds ainsi amassés à un organisme de bienfaisance canadien. L’idée a été très bien accueillie et nous avons donc procédé à un remue-méninges en vue de dresser une liste d’organismes de bienfaisance méritant d’être soutenus. Quelqu’un (j’aurais bien voulu pouvoir en prendre le crédit) a suggéré de soutenir la Sick Kids Foundation… et j’ai été immédiatement envahi par une forte vague d’émotions.

J’ai moi-même vécu l’expérience de l’hôpital pour enfants malades, un endroit merveilleux

Je m’en rappelle comme si c’était hier. Un rare dimanche matin magnifiquement ensoleillé de février. Un redoux avait transformé la neige en une substance collante et lourde. Le soleil brillait de tous ses feux. C’était la veille du début de ma nouvelle carrière au sein de ND Graphics.

Ma famille et moi avions toute une journée planifiée. Nous devions nous rendre aux quatre coins d’Aurora, Ontario, pour préparer la fête de 3e anniversaire de naissance de ma fille Kimberlee le dimanche suivant. Mon fils Willem, alors âgé de seulement 17 mois, avait aussi hâte à la fête que sa sœur. À l’époque, les magasins d’Aurora n’ouvraient pas leurs portes avant 10 heures le dimanche. Étant donné que nous avions du temps à tuer et qu’il faisait si beau, nous avons décidé de nous rendre au parc Bandshell pour nous amuser un peu dans l’aire de jeux.

Nous avions le parc à nous seuls, c’était tranquille et paisible

Je m’occupais de Kim, qui adorait les balançoires, tandis que mon épouse Tracee s’occupait de Will dans la glissade en tire-bouchon. À peine quelques secondes plus tard, j’ai entendu un fort « CLINK! » provenant de l’autre bout du parc et ma femme a crié « Oh mon dieu! ».

Ces deux sons resteront gravés à tout jamais dans mon esprit.

Le jeune Will, en descendant la glissade en tire-bouchon avec sa mère, est sorti de ses bras pour frapper de plein fouet un montant de soutien quelque trois pieds plus bas. C’est le « CLINK! » que j’ai entendu. Il a perdu conscience avant de toucher le sol. Mon épouse a lancé un cri déchirant et son angoisse était tout aussi déchirante.

Dans son habit de neige et ses bottes, Will était mou comme une poupée, totalement inconscient, et il avait une importante contusion au-dessus de son œil gauche. Il ne faisait aucun doute que nous devions nous rendre à l’hôpital SANS TARDER. En brûlant des feux rouges, nous nous sommes rendus à l’urgence la plus près, au centre régional de santé Southlake de Newmarket, Ontario, en un temps record. Malheureusement, aucun spécialiste en pédiatrie ou traumatismes crâniens n’était de garde le dimanche et nous avons donc été envoyés immédiatement à l’hôpital pour enfants malades de Toronto.

Arrivée à l’hôpital pour enfants malades

Dès notre arrivée à l’hôpital pour enfants malades, Will a été évalué et pris en charge aussitôt. C’est une expérience cauchemardesque et accablante de voir son enfant de 17 mois se faire enfiler un collier cervical et attacher sur une planche dorsale, tout en ayant à remplir des formulaires et à répondre aux questions des policiers – qui cherchent à vérifier que l’incident fut en effet un accident. Interrogatoire compréhensible, mais stressant.

Will a été hospitalisé en milieu d’après-midi et on nous a placés dans une chambre au 6e étage en attente d’un tomodensitogramme plus tard en soirée. L’œil gauche de Will était maintenant très enflé et tuméfié. On aurait dit qu’il avait une balle de croquet sous sa peau.

Il était maintenant 23 heures, et nous étions toujours en attente d’un tomodensitogramme

Loin d’être détendus, nous sommes descendus pour le tomodensitogramme. Mais Will a dû céder sa place à un autre cas d’urgence, impliquant un beau bébé de 9 mois dont les deux parents avaient perdu la vie dans un accident automobile deux heures plus tôt. Heureusement, il était correct et c’était enfin le tour de Will. Il a dû être anesthésié, car il est impossible pour un bambin de 17 mois de rester immobile pendant 30 minutes pour subir un tomodensitogramme. Dans la salle de réveil, nous avons rencontré un garçon de 9 ans dans le lit à côté de celui de Will. Il venait de la région de Sault Ste Marie et son bras avait été gravement blessé dans un accident de motoneige plus tôt dans la journée. C’était sa première balade en motoneige.

De retour dans notre chambre vers 2 heures du matin

Heureusement, la chambre d’hôpital était comme une petite chambre d’hôtel. On y trouvait un lit d’enfant pour Will et un divan-lit pour les parents. La salle de bain était dotée d’une douche et il y avait un téléviseur avec magnétoscope pour le divertissement. Cependant, le moment était venu pour nous de tenter de dormir un peu – si nous réussissions à baisser d’une coche notre niveau d’adrénaline.

Nous avons reçu le diagnostic plus tard lundi

Will avait subi une fracture de l’orbite (qui était évidente), six fractures linéaires le long de son crâne, passé l’oreille, et une petite fracture basilaire près de la colonne vertébrale. Une année plus tard, en 2001, presque jour pour jour, le grand coureur Dale Earnhardt Sr. de la série NASCAR perdrait la vie après avoir subi une fracture basilaire au crâne pendant son dernier tour de piste au Daytona 500.

La récupération

Tracee est restée avec Will pendant toute la semaine qu’il a passé à l’hôpital. Le personnel infirmier du 6e étage lui avait même donné le surnom de « Wild Man Will ». Essayez de suivre un petit garçon de 17 mois intubé de deux lignes intraveineuses. Will bougeait tout le temps et rendait visite à plusieurs des enfants sur l’étage, dont le bébé de 9 mois hospitalisé le même dimanche soir. Nous avons rencontré une famille d’Oshawa que mes parents connaissaient. Leur fils de 13 ans était atteint d’une tumeur cérébrale autour de sa colonne vertébrale. Les enfants hospitalisés n’étaient pas à 100 % de leur forme, mais plusieurs étaient actifs et jouaient dans l’aire de jeux surplombant l’atrium central. Bref, ils s’efforçaient de rester des enfants.

Une nouvelle routine

Je suis retourné à la maison lundi soir, prêt à commencer mon nouvel emploi mardi, une journée plus tard que prévu. Je me suis levé tôt mardi, je me suis rendu à l’hôpital, puis j’ai quitté en direction de ND vers 7 h 30. À 17 heures, je suis retourné à l’hôpital, où je suis resté jusqu’à environ 21 heures avant de retourner à la maison pour y retrouver ma fille et ma mère, venue nous aider à traverser la crise. Et c’est devenu ma routine pour la semaine.

J’ai été chanceux. Plusieurs parents habitent loin et doivent carrément déménager à Toronto le temps de l’hospitalisation de leur enfant. La maison Ronald McDonald se trouve tout juste de l’autre côté de la rue de l’hôpital pour enfants malades, mais elle n’accueille que les familles dont un enfant reçoit des soins de longue durée. La plupart des chambres d’hôpital sont aménagées pour permettre à un parent de rester avec l’enfant selon son âge et toutes les chambres sont individuelles. Dans plusieurs cas, les parents et membres de la famille aboutissent à un hôtel à proximité, où ils peuvent louer une chambre à tarif réduit.

Transportons-nous au présent

Aujourd’hui, Will est un adolescent en pleine forme et joue comme défenseur pour les East Gwillimbury Eagles. Il a un bon cœur et aime venir en aide aux autres à l’école, à la fois aux jeunes de sa classe et aux plus jeunes que lui. Il nous rend fiers tous les jours. Son objectif est d’obtenir un doctorat en histoire, plus précisément sur les guerres du 20e siècle, et de travailler pour le Musée canadien de la guerre à Ottawa.

Heureusement, Will n’a conservé aucune séquelle de ses blessures. Et je ne peux fidèlement décrire combien reconnaissante est sa famille.

À moins que vous n’ayez vécu une expérience similaire, il est presque impossible de saisir tout ce que vous prenez peut-être pour acquis. L’hôpital pour enfants malades dépasse de loin la « norme » en matière de qualité des soins à laquelle nous nous attendons de notre système de santé. Et s’il peut le faire, c’est grâce au soutien qu’il obtient d’une communauté beaucoup plus étendue.

Pour conclure…

  • Si vous avez déposé quelques dollars dans notre boîte au salon Consac, merci.
  • Si vous avez fait un achat de la vente aux enchères de ND au salon Consac, merci.
  • Et si vous soutenez l’hôpital pour enfants malades de façon continue, merci.

Grâce à votre générosité, ND Graphics a pu remettre un chèque de 20 595 $ à la Sick Kids Foundation. Comme je l’ai mentionné, l’hôpital pour enfants malades est un endroit merveilleux. Mais j’espère que vous et vos proches n’ayez jamais besoin d’y recourir.

Si vous avez manqué la vente aux enchères de ND, mais voulez néanmoins contribuer à la cause, faites un don en ligne : http://www.sickkidsfoundation.com/donate

 

 


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